|
Rejoignez le Torchon
Vous voulez être journaliste, dessinateur, infographiste, photographe, informateur, vendeur à la criée, ou simplement nous donner un coup de main ? Rejoignez nous !
Dans la même rubrique
La saignée des anneaux
Publié le le 16 novembre Carignon : un "retour" aux méthodes douteuses Publié le le Novembre 2007 Carignon : ses meilleures blagues Publié le le Novembre 2007 |
Accueil du site > Politique > Carignon : Le bon vieux temps des « affaires »
Carignon : Le bon vieux temps des « affaires »
par La rédaction le Novembre 2007 à 19h12
Hé oui, Le Torchon fait dans le consensuel et s’apprête à mitrailler une ambulance qui compte des millions de kilomètres au compteur. Mais derrière ce mécanisme déjà tellement usé qu’il a perdu quelques pièces veut se cacher une carrosserie flambant neuve, intacte et sans accrocs. Alain Carignon semble en train de réussir à se faire passer pour un jeune premier altruiste et fondamentalement bon. Alors plutôt que de remettre le compteur à zéro, remettons plutôt les pendules à l’heure.![]() Entre 1983 et 1995, le règne d’Alain Carignon sur le département de l’Isère est hégémonique : il est à la fois Maire de Grenoble, député de l’Isère, Président du conseil Général de l’Isère et Ministre de l’environnement puis de la communication. Possédant tous les pouvoirs, il place ses hommes aux postes clés. Il est incontournable. Cette omniprésence va le placer au centre d’un nombre impressionnant de forfaits, auxquels il va devoir répondre devant la justice, et finir par passer 29 mois en prison pour corruption, faux et abus de biens sociaux ou encore subordination de témoins. Malgré ses dénégations, la justice établira qu’il a bénéficié de plus de deux millions d’euros d’avantages personnels. Pendant ce temps là , la ville s’endette, et la gestion de Grenoble passe au second plan. Un maire qui aime la presseFin 1988, peu avant les élections municipales qui se tiendront en 1989, un petit groupe de presse voit le jour à Grenoble : Dauphiné News.
Officiellement, le groupe indépendant édite un mensuel local, Dauphiné News, et un journal gratuit, News gratuit.
La facture de l’eau… salée :Juillet 1989. Alain Carignon entame son deuxième mandat de Maire de Grenoble. En juin, il assure que le service d’eau de la ville resterait sous l’égide de la mairie. Mais le 14 juillet, une privatisation préparée par l’équipe majoritaire est votée en conseil municipal, malgré de nombreuses critiques de la gauche et 1500 manifestants sur le parvis de la mairie.
Le service d’eau est cédé à la COGESE, une filiale commune de la Lyonnaise des eaux et du groupe Merlin, créée spécialement pour l’affaire. Quelques années plus tôt, les responsables des deux entreprises et Alain Carignon s’étaient réunis pour se mettre d’accord sur les modalités du transfert. Aucune autre entreprise n’est consultée, aucune étude n’est réalisée : les deux privilégiés doivent s’entendre pour gérer le service.
La chuteCe sont des lettres anonymes vont faire office de grain de sable dans les rouages du système Carignon. Fin 91 et début 93, un corbeau informe la justice des modalités de renflouement du groupe Dauphiné news : une information judiciaire est ouverte, l’enquête est confiée au Juge Philippe Courroye. Silencieuse jusque là , la presse commence doucement à s’intéresser au sujet.
Aujourd’hui encore, Alain Carignon nie toute faute pendant ses années de pouvoir. Il va même jusqu’à contester l’enrichissement personnel, arguant qu’il n’a jamais reçu de monnaie sonnante et trébuchante, et oubliant que c’est si c’est le cas, c’est simplement parce qu’on payait tout à sa place. Lorsque qu’on ne s’appauvrit pas, mathématiquement, on s’enrichit. Il s’abrite aussi derrière le système généralisé des financement politiques d’avant 90, explique qu’il est le seul a avoir payé pour des actes que tous les politiques commettaient. Là encore il à la mémoire sélective, puisque certains des faits qui lui étaient reprochés ont justement été couverts par la loi d’amnistie de 90 sur les financements politiques. Mais évidemment pas ceux qui ont servi sa propre personne, sans lien avec son parti. La rédaction |
Autres articles
La face cachée du steak haché Publié le le 16 novembre Grève générale pour les seringues Publié le le 16 novembre « Démantèlement syndical » à Becton Dickinson Publié le le 16 novembre Il était une fois la dévolution Publié le le 16 novembre Becton Dickinson : Les médias au piquet ! Publié le le 16 novembre Maître Ripert, l’avocat à abattre Publié le le 16 novembre Giant : le déménagement du territoire bien dissimulé Publié le le 16 novembre Robin des bois à l’envers Publié le le 16 novembre On torche, on nettoie, on essuie Publié le le 16 novembre Pisse pas sur la cuvette, et tire la chasse en sortant ! Publié le le 16 novembre
|