Dans la même rubrique

La saignée des anneaux

Publié le le 16 novembre
Carignon : Le bon vieux temps des « affaires »

Publié le le Novembre 2007
Carignon : ses meilleures blagues

Publié le le Novembre 2007

Accueil du site > Politique > Carignon : un "retour" aux méthodes douteuses

Carignon : un "retour" aux méthodes douteuses

par La rédaction le Novembre 2007 à 19h09
Alain Carignon à « payé sa dette » envers la société, certes. Pour autant, ses méthodes n’ont pas l’air d’avoir changé depuis son retour en politique.
fontsizeup | fontsizedown Enregistrer au format PDF  | Version imprimable de cet article Imprimer | envoyer l'article par mail title= Envoyer |  Commenter |  0 réactions


Le 12 Avril 2003, Alain Carignon est élu à la présidence de l’UMP avec 72,5% des voix. Un retour officiel sur le devant de la scène politique qui est préparé en coulisse depuis de nombreuses années. Fin 2002, Alain Carignon écrit une lettre aux membres de l’association « demain Grenoble et l’Isère », sorte de comité de réhabilitation non officiel, pour leur demander d’adhérer à l’UMP, et de faire adhérer « un conjoint, un parent, un ami ». Cette lettre suscitera quelques interrogations au sein même de l’UMP (1). Le message est pourtant bien reçu, et le nombre d’adhérents augmente en flèche. Alors qu’Alain Carignon se félicite de la victoire « d’une démocratie interne transparente », sa famille politique ne semble pas totalement d’accord. Richard Cazenave, ancien ami devenu un farouche opposant, député UMP de la première circonscription de l’Isère, pense d’ailleurs que « chacun est en mesure de se faire son propre jugement sur la représentativité de l’UMP Isère à l’issue de ce scrutin et sur les méthodes employées pour parvenir à ce résultat » (2).

Petits meurtes entre amis

Fin 2006, Alain Carignon est désigné par les militants UMP comme le candidat officiel de la première circonscription lors des élections législatives de 2007, au détriment de Richard Cazenave, député sortant donné gagnant par les sondages. Sur la première circonscription, Nathalie Beranger, conseillère municipale à Grenoble, est préférée à Mathieu Chamussy, figure montante de la droite grenobloise et président du groupe UMP au conseil municipal.
Richard Cazenave, député sortant en tête dans les sondages, apprécie moyennement, et conteste le scrutin depuis plusieurs mois. Selon lui, l’assemblée des adhérents de l’UMP serait constitué « Ã  la main » de M. Carignon. « Sur cette circonscription, on est passé de 700 à 1800 adhérents en quatre mois » dénonce t-il dans les médias (3). « On a vu des familles de 12 personnes, avec la même adresse, vivant dans un 50m², qui ont adhéré en même temps à l’UMP », nous explique Mathieu Chamussy. Une élection truquée légalement, selon les deux laissés pour compte. Ici, pas de faux électeurs, juste une incitation très forte à adhérer au parti et à donner sa voix à Alain Carignon. Adressée, d’abord, à tous les proches de l’ancien maire. Mais aussi à de simples badauds auprès desquels les sbires d’Alain Carignon ont su se montrer très convaincants, employant des méthodes peu scrupuleuses afin de les inciter à adhérer au parti, comme nous l’ont révélé plusieurs militants UMP (proches comme ennemis de Carignon).

Mathieu Chamussy et Richard Cazenave ne se soumettent pas aux dictats de l’UMP. Ils vont se présenter aux élections législatives, même sans l’investiture du parti. Début mai, les deux dissidents au grand patron sont exclus de l’UMP par les instances nationales. Mathieu Chamussy s’était déjà fait évincer du secrétariat départemental du RPR en 2001. Il avait alors reçu de nombreux soutiens des élus RPR locaux, accusant Alain Carignon d’être derrière la manœuvre. Cette fois, ce serait l’amitié d’Alain Carignon avec Nicolas Sarkozy qui lui permettrait de pouvoir faire la pluie et le beau temps sur la droite iséroise.

Une dernière pression ?

Si la protection du chef de l’état ne suffit pas, Alain Carignon ne semble pas hésiter à utiliser des méthodes pour lesquelles il était bien connu dans le passé. Marie Christine Tardy, le maire de Meylan, a d’abord soutenu officiellement Alain Carignon, avant de se rétracter et de se ranger derrière Richard Cazenave. Elle affirme « ne plus supporter les pressions et les calomnies dont elle, parmi d’autres, est victime » (4). La guerre semble se tenir aussi sur Internet, où des messages pro Carignon inondent les blogs politiques locaux. Les responsables des sites se rendront compte que sous les différentes identités qui laissent ces messages se cache une seule et même personne.

Alain Carignon sera finalement battu à plates coutures sur la première circonscription. « C’est une défaite qui, de mon point de vue, est un point de départ pour de nouveaux combats » explique t-il sur son site internet. Les armes semblent déjà affûtées…

1 le Dauphiné Libéré, 16/12/02
2 Sur son blog http://www.richardcazenave.com
3 Le Parisien, 26 mai 2006
4 AFP, 6/06/07



La rédaction

fontsizeup | fontsizedown Enregistrer au format PDF  | Version imprimable de cet article Imprimer | envoyer l'article par mail title= Envoyer |  Commenter |  1 réactions


bottom
En kiosque


bottom
bottom
Tous les points de vente


bottom